samedi 22 janvier 2011

Le Québec connaît une pénurie de gynécologues....

Le Québec connaît une pénurie de gynécologues.... cliquez pour découvrir la vidéo

Médecin garanti en payant 499$

Santé

Médecin garanti à 499$

Première publication 21 janvier 2011
Médecin garanti à 499$

Par Éric Yvan Lemay | Journal de Montréal 
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/01/20110121-072018.html
 
Même si elle fait l'objet d'une enquête de la RAMQ et que le Collège des médecins a inscrit plusieurs chefs d'infraction contre l'un de leurs médecins, la compagnie Medsync continue d'offrir l'accès à un médecin, à la condition de subir un bilan de santé à 499$, avant le premier rendez-vous.
Même si l'entreprise ne les appelle pas médecins de famille, ils font le suivi de patients de la même façon, sauf pour les enfants. «Oui, oui, c'est ça, c'est toujours le même médecin que vous allez voir. Il aura votre dossier et il va faire votre suivi», a répondu une responsable du recrutement au représentant du Journal de Montréal qui s'est fait passer pour un patient intéressé.
Selon une autre responsable, c'est une infirmière qui détermine les examens nécessaires pour le bilan de santé. Il faut, par la suite, deux à trois semaines avant d'avoir un premier rendez-vous avec le médecin.
Recrutement au téléphone
On est toutefois très stricts sur le bilan. Ce n'est pas possible d'avoir un rendez-vous avec le médecin si le bilan de santé n'est pas passé? «C'est ça».
Dans le contexte où il manque de médecins de famille, la proposition de Medsync peut apparaître séduisante. Une résidante de Greenfield Park a eu toute une surprise lorsqu'on l'a appelée pour lui offrir ce service, il y a trois semaines. «Elle me proposait un bilan de santé remboursable par les assurances pour pouvoir avoir accès à un médecin de famille. Je croyais à l'arnaque d'un charlatan. Comment se fait-il qu'on ait tant de misère à avoir un médecin, quand d'autres recrutent par téléphone?», se questionnait Johanne Rouseau, dans un message adressé au Journal de Montréal.
Pas de bilan, pas de rendez-vous
Une autre dame a, elle aussi, été appelée à au moins deux reprises. Elle a refusé de payer pour un tel bilan, mais, il y a quelques jours, elle s'est adressée à la clinique Medsync de St-Bruno-de-Montarville pour une grippe qui ne passait pas. «Ils ont des médecins. Je me suis dit, je vais appeler pour prendre un rendez-vous. Ils m'ont dit que c'était possible, si j'y étais cliente, et que je le pouvais seulement en passant un bilan de santé», soutient Nicole (nom fictif).
La dame a alors indiqué à la réceptionniste que c'était le genre de pratiques qui étaient «illégales», selon la RAMQ et le Collège des médecins. «Elle m'a dit que la RAMQ n'a rien à voir avec ça, et que le Collège des médecins n'aime pas qu'on fasse ça. Mais, jusqu'à preuve du contraire, c'est légal, et on le fait.» Nicole a de nouveau décliné l'offre. Une semaine et demie plus tard, un médecin lui a diagnostiqué une sinusite.
«Ce n'est pas juste»
Johanne Rousseau ne comprend pas qu'on tolère ce genre d'offres. «Moi, quand j'en cherche un (médecin), je ne suis pas capable d'en avoir. Ce n'est pas juste», dénonce-t-elle.
Il faut dire que ce genre de services n'est pas nouveau, et que d'autres cliniques font l'objet d'enquêtes de la RAMQ. Plus tôt, cette année, on rapportait le cas de la Clinique Globale Santé, à Blainville, où on avait offert un accès plus rapide au médecin, en fonction du bilan de santé.
Medsync avait aussi été mêlée à une première enquête, en 2007, alors qu'on offrait les services dans une clinique médicale de Châteauguay. La clinique médicale avait été blanchie.
On a toutefois rouvert une autre enquête, l'an dernier, à la suite de nouvelles révélations dans les médias.

samedi 18 décembre 2010

info ou intox ?? cela ne refléte pas la réalité...


Immigration au Canada - Les travailleurs qualifiés s'en tirent bien

Valerian Mazataud   27 novembre 2010 
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/311892/immigration-au-canada-les-travailleurs-qualifies-s-en-tirent-bien
 
Selon une évaluation menée par Citoyenneté et Immigration Canada, les travailleurs qualifiés immigrants réussissent bien au Canada. Les organismes d'aide aux immigrants estiment pour leur part que ces chiffres ne reflètent pas la réalité.

«Ces résultats viennent mettre à mal le stéréotype des médecins forcés de conduire un taxi», s'est réjoui le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, dans un communiqué de presse diffusé jeudi.

Selon l'évaluation, portant sur les travailleurs qualifiés admis au Canada entre 2002 et 2008, 89 % des travailleurs qualifiés sélectionnés sont employés ou travaillent à leur compte trois ans après leur arrivée au Canada. Au terme de cette période, le revenu moyen des travailleurs disposant d'un emploi réservé est de 79 200 $, et de 44 200 $ pour les autres.

Dans l'ensemble, les travailleurs qualifiés sélectionnés après la mise en oeuvre de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) en 2002 présentent de meilleurs salaires et un taux de chômage inférieur, comparés à ceux sélectionnés avant 2002.

Ces travailleurs, qui représentent 10 % des 250 000 immigrants accueillis par le Canada en 2009, ne comprennent pas les travailleurs prioritaires du Québec, qui possède sa propre grille de sélection. Les professions concernées relèvent de secteurs où il y a une forte demande, comme la santé ou les finances.

Ces résultats ne surprennent pas Stéphane Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées ou immigrantes. «On parle d'un petit groupe de gens triés sur le volet, à la suite du resserrement des critères de sélection imposés par la LIRP en 2002. Habituellement, les chiffres sont peu reluisants». Ce dernier rappelle que 600 000 demandes d'immigration de travailleurs qualifiés attendent toujours d'être traitées.

Depuis 2008, le gouvernement a mis en place le Plan d'action pour accélérer l'immigration, qui permet de choisir les dossiers qui seront traités parmi toutes les demandes. «Avant, il existait un principe d'accès universel, mais aujourd'hui on choisit les meilleurs dossiers de la pile et on laisse tomber les autres», déplore M. Reichhold.

Pour Sarita Ahooja, responsable de la vie associative au Carrefour d'aide aux nouveaux arrivants, l'évaluation ne reflète pas la réalité. «Tous les jours, des gens hautement qualifiés, médecins ou ingénieurs, viennent me voir car ils ne trouvent pas d'emploi.»